Dicembre (photo M Chauvet)

Dicembre sente l'aranciu... (G. Fusina)

Décembre sent l'oranger

 

Pointez la photo pour découvrir Moita sous la neige

La vie quotidienne du village fut longtemps scandée par le retour des mêmes travaux, des mêmes pratiques, favorisant le maintien de traditions transmises de génération en génération. Celle de la poésie orale est encore vivace. Le village eut des improvisateurs et des poètes réputés, dont les chants, tristes ou gais, circulent dans l'île toute entière. Une confrérie, A cunfraterna di a Serra, maintient cette tradition du chant polyphonique. Elle s'est produite dans de nombreuses villes du continent, à l'étranger, et bien entendu, dans de nombreuses localités corses. Elle a enregistré un CD, intitulé Laude, (Editions Albiana & Casa) avec des interprétations remarquables des chants sacrés. Peut-être aurez-vous la chance, poussant la porte de l'église de Moita, d'entendre des membres de cette confrérie entonner hymnes ou cantiques en polyphonie. Vous en garderez le souvenir d'un haut moment d'émotion. Cette sorte de particularisme musical de Moita, se marque encore à travers le souvenir de A moresca, danse guerrière mimant le combat des Maures contre les Chrétiens.

 


Culture populaire

 



 

 

 

 


 



 





Culture savante

 








 

Existait, à côté de cette culture populaire, une culture plus savante, dont témoignent la présence, dans certaines demeures, d'ouvrages en langue italienne, grecque ou latine. Une tradition d'ébénisterie et de lutherie semble attestée. Nous présentons quelques extraits d'un extraordinaire document d'un luthier moïtais mêlant considérations techniques et pratiques magiques. ( Carnettu). Un violoncelle fabriqué à Moita a été restauré par un luthier insulaire, Ugo Casalonga, de Pigna (en Balagne). Des concerts ont été donnés. (Violoncelle).

 


 

 

 

 

 

 

Aube d'avril

Veranu! veranu!

pè tutti quelli ch'un la sanu! (G.T Rocchi)

Le printemps! le printemps!

pour tous ceux qui l'ignorent